Julie Vandal (Sunwhere) dévoile son exposition Re-source consacrée aux producteurs locaux

Dernière mise à jour : juil. 7


Au Cafi Social Club, on aime le bien manger et le bien boire, mais aussi on aime mettre en valeur le travail des producteurs locaux. Et c’est justement ce qu’a fait la photographe Julie Vandal (du blog photo Sunwhere), pour son exposition « Re-source » dont le vernissage aura lieu le 30 juin au Sofitel Marseille Vieux Port, à l’occasion de son marché des artisans et des producteurs.

Julie a fait des études de journalisme et de communication à Aix-en-Provence avant de de travailler dans le secteur du tourisme, en communication digitale. En parallèle elle tient un blog de photo depuis la fac, d’abord avec des amis, puis toute seule depuis trois ans. Sur son blog, Sunwhere, vous trouverez des photos de Marseille et ses environs, des bonnes adresses, et aussi de l’éco-tourisme. Allez donc y jeter un œil (ou sur son compte Instagram), vous en prendrez plein la vue !


Comment en êtes-vous arrivée à la photographie ?

Mon père étant photographe, j’ai grandi dans cet univers et j’ai toujours fait des photos. Mais c’est vers mes 20 ans que j’ai vraiment commencé à en faire. J’ai eu mes premiers réflexes de prendre des photos à chaque soirée avec mes amis, puis de mes voyages et balades. Puis je suis entrée dans le monde travail en continuation de mon stage de fin d’études, dans le tourisme en communication digitale. J’ai bossé sur les réseaux sociaux pendant trois ans, donc j’ai pas mal poussé le fait d’aller faire des photos sur le terrain, notamment des paysages. Ça m’a pas mal entrainé.


Qu’est-ce qui vous a poussé vers la thématique de l’agriculture ?

C’est justement en débutant mon travail dans le tourisme que j’ai commencé à prendre des producteurs en photo. C’était lié à différents sujets, et j’ai eu une espèce de révélation. Je n’aime pas forcément photographier l’humain dans le sens où je n’aime pas faire poser les gens. Mais je trouve qu’il y a un esthétisme dans ces métiers assez manuels, dans les gestes, et c’est comme ça que je me suis tournée vers la photo autour de l’agriculture (surtout) et aussi de l’artisanat.


Comment en êtes-vous arrivée à faire cette exposition ?

J’avais fait un stage au Sofitel et je suis restée assez proche de la personne en charge de la communication. Elle m’a proposé en fin d’année dernière de faire une petite expo, notamment de paysages de Marseille et des alentours. J’étais plutôt partante mais entre le confinement et la fermeture des restaurants, ça a été repoussé. Au final, en début d’année elle m’a recontacté pour faire une exposition autour des producteurs locaux et de Marseille, à l’occasion de l’ouverture du restaurant estival. Je suis donc partie photographier les producteurs qui travaillent avec le chef, les créateurs qui ont été sollicité pour faire la décoration, l’ambiance du restaurant estival et aussi quelques paysages.


Votre exposition s’appelle Re-Source, vous pouvez expliquer ?

J’ai pas mal cherché le nom de l’expo, je voulais quelque chose pour symboliser la période qu’on a vécu récemment. Cette exposition et ce marché, c’est un retour aux sources, c’est comme ça que Sofitel a présenté le projet. Il y a un renouveau par le fait de reprendre des activités que le covid nous avait enlevées, comme aller au restaurant ou aller à l’hôtel. Et c’est un retour aux sources car le Sofitel a fait l’effort de ne travailler qu’avec des producteurs locaux. Et même mes photos suivent cette idée : elles ont été imprimées au Quadrissimo (un atelier d’impression) à Marseille, donc là aussi on est sur du circuit court ultra local. Donc Re-Source, c’est un retour aux sources, autant dans ce qu’on vit, que de revenir au local.


Le 30 juin, ce sera votre tout premier vernissage, comment vous vous sentez ?

C’est pas un événement anodin ! J’avais déjà exposé une photo dans une galerie avec plusieurs photographes. C’était déjà pas mal ! Ça fait quelque chose de voir ta photo concrétisée ! Et pour cette expo, on était parti sur une quinzaine de photos et au final on est passé à 27. Les voir imprimées ça me fait quelque chose. J’ai trop hâte pour le vernissage ! Et en même temps une petite appréhension, parce que je ne sais pas ce que les gens vont en penser. Mais je suis surtout impatiente de pouvoir réunir mes proches autour de ces photos, ce sont devenus des moments rares avec la crise. Ensuite, j’ai aussi hâte de rencontrer des gens que je ne connais que par mon compte Instagram et de pouvoir échanger avec eux.


Qu’est-ce qui vous a le plus plu en préparant cette exposition ?

C’est de créer du lien. On a fait une première réunion au Sofitel avec les créateurs mais ensuite c’est moi qui suit allée faire les photos. Je pense avoir créé pas mal de liens sur cet événement, en allant voir les producteurs pour présenter le projet et faire les photos. C’est pour ça que j’espère qu’ils apprécieront de voir leur travail immortalisé en image. Pour moi c’était une très bonne expérience, au-delà de rencontrer les gens, de faire le lien e